Qualité de l’air

Photo d'un cerf volant

Avec, en moyenne, 12 000 litres d’air respirés par personne chaque jour, l’air est le premier élément indispensable à la vie. Il est donc essentiel de surveiller la qualité de l’air.

243 000 personnes sont exposées à un dépassement de la valeur limite pour le dioxyde d’azote en 2009.
277 000 personnes, pour les particules PM10 en 2009.

Les actions de la municipalité

  • Produits d’entretiens éco labélisés à hauteur de 50% dans les bâtiments publics et quasiment à 100% dans les écoles et structures « petite-enfance ».
  • Achat de mobiliers scolaires limités en COV.
  • Achat de mobiliers en bois brut pour la micro-crèche.
  • Sensibilisation du public et des utilisateurs des bâtiments publics à la qualité de l’air intérieur.
  • Utilisation de peintures de classe A+ avec un écolabel européen/rès faible émission de COV.
  • Utilisation de véhicules électriques par les services techniques et la police municipale.
  • Prêt gratuit de 3 vélos électriques.
  • Subvention de 150 € pour l’achat d’un vélo électrique.
  • Développement des pistes cyclables et cheminements piétons.

Le Plan de Protection de l’Atmosphère (PPA)

Le Plan de Protection de l’Atmosphère (PPA) des Bouches-du-Rhône compte 37 actions pour améliorer la qualité de l’air et concerne 113 communes dont Venelles (révision approuvée par le Préfet le 17 mai 2013).

Ses actions :

  • Déplaçons-nous autrement !
  • Réchauffons-nous autrement ! L’usage des foyers ouverts est désormais interdit dans notre département, sauf à des fins d’agrément.
  • Ne brûlons plus nos déchets verts à l’air libre !
  • Réduisons notre vitesse sur les grands axes !

La qualité de l’air extérieur

Le département des Bouches-du-Rhône est le plus touché de la région PACA par la pollution de l’air. Les transports et les industries sont les deux principaux émetteurs.

Les grandes zones urbanisées (Aix-Marseille, deuxième agglomération de France), les réseaux routiers et autoroutiers denses, le grand pôle industriel à l’est du territoire en font une zone d’importantes émissions de polluants atmosphériques.

De plus, la zone industrielle de Fos-Berre émet des polluants qui se retrouvent aussi sur la partie Est du département.
L’Est des Bouches-du-Rhône est une zone sensible à protéger ; une population importante y réside et des espaces naturels remarquables entourent Aix-Marseille (les calanques, les massifs de la Sainte Baume, de la Sainte Victoire, de l’Etoile…).

Le département des Bouches-du-Rhône est responsable de plus de la moitié des émissions polluantes émises en région PACA : 57% des particules, 65% du CO2 et 45% des oxydes d’azote.

Pour connaître la qualité de l’air extérieur au jour le jour dans le secteur d’Aix-en-Provence, consultez le site web d’AIR PACA qui mesure en temps réel la qualité de l’air extérieur.

Pour agir, réduisez l’utilisation des transports polluants et privilégiez les transports doux : à pieds, le vélo, les transports en commun, le covoiturage, le train.

La qualité de l’air intérieur et la santé

Nous passons 70 à 90 % de notre temps dans des espaces clos or l’air intérieur est 5 à 10 fois plus pollué qu’à l’extérieur.

Matériaux de construction, d’ameublement et de décoration, colles et vernis, équipements de chauffage, de ventilation et de cuisson, animaux, le tabagisme, activités telles que le ménage, le bricolage… : de nombreuses substances toxiques telles que les COV (composés organiques volatils) peuvent être émises et piégées à l’intérieur des locaux. Elles viennent ainsi s’ajouter à celles de l’air extérieur.

Certains polluants peuvent avoir des effets sur notre santé tel que l’asthme, les allergies, des irritations des voies respiratoires, les maux de tête, les troubles du sommeil ; et certains polluants sont même reconnus potentiellement cancérigènes.

Observatoire de la qualité de l’air intérieur.

La réglementation

Au niveau réglementaire, Venelles prend de l’avance car les mesures suivantes doivent être réalisées en 2018.

Textes réglementaires

La surveillance de la qualité de l’air intérieur dans les crèches et établissements scolaires repose sur une démarche progressive : l’évaluation obligatoire des moyens d’aération de l’établissement la mise en œuvre vivement recommandée, d’un programme d’actions de prévention de la qualité de l’air, conformément au Guide pratique pour une meilleure qualité de l’air dans les lieux accueillants des enfants.

En l’absence de programme d’actions de prévention ou en cas de besoin, une surveillance de la qualité de l’air est nécessaire.

Mais quelles substances seront mesurées et comment ?
Trois substances jugées prioritaires par la communauté scientifique seront mesurées :

  • le formaldéhyde, substance irritante pour le nez et les voies respiratoires, émise par certains matériaux de construction, le mobilier, certaines colles, les produits d’entretien, etc.
  • le benzène, substance cancérigène issue de la combustion (gaz d’échappement notamment)
  • le dioxyde de carbone (CO2), représentatif du niveau de confinement, signe d’une accumulation de polluants dans les locaux.

Des liens ont été mis en évidence entre une mauvaise ventilation, entraînant des taux de CO2 élevés, et la diminution des capacités scolaires des enfants évalués grâce à des exercices de logique, de lecture et de calcul.
Le tétrachloroéthylène (ou perchloroéthylène) doit aussi être mesuré si l’établissement est à proximité immédiate d’une installation de nettoyage à sec.

Ces mesures sont applicables à compter du 1er janvier 2018 pour les établissements d’accueil collectifs des enfants de moins de 6 ans, crèches, écoles maternelles et écoles primaires. « La surveillance périodique des établissements visés au II de l’article R. 221-30 est réalisée :
1° Avant le 1er janvier 2018 pour les établissements d’accueil collectif d’enfants de moins de six ans, les écoles maternelles et les écoles élémentaires ;
2° Avant le 1er janvier 2020 pour les accueils de loisirs visés au 2° du II de l’article R. 221-30 et les établissements d’enseignement ou de formation professionnelle du second degré ;
3° Avant le 1er janvier 2023 pour les autres établissements. »

Des gestes simples pour améliorer la qualité de l’air intérieur

Article Vmag : L’air intérieur plus pollué que l’air extérieur

  • Aérez votre logement au moins 2 fois 10 min. par jour, même en hiver. Les parois n’ont pas le temps de se refroidir. Cela permet d’éliminer une grande partie des polluants et d’éliminer l’excès d’humidité génératrice de moisissures.
  • Assurez une bonne ventilation, nettoyez régulièrement les grilles d’aération.
  • Bannissez le tabac à l’intérieur de votre habitat même à la fenêtre, c’est le principal polluant de l’air intérieur.
  • Utilisez des produits d’entretien et de bricolage portant un écolabel garantissant une faible teneur en COV tels que le formaldéhyde reconnu cancérigène. Remplacez la javel par du vinaigre blanc qui a les mêmes propriétés et qui lui n’émet pas de chlore irritant pour les bronches.
  • Evitez d’utiliser des bougies parfumées, désodorisants d’ambiance et encens qui contiennent des substances chimiques nocives. Le propre n’a pas d’odeur !
  • Lorsque vous déballez des objets ou matériaux neufs, laissez le dégazer de ses polluants pendant plusieurs jours à l’extérieur.

Recette d’un nettoyant multi usage bio

– 1 litre d’eau chaude
– 1 cuillère à soupe de bicarbonate de soude
Bien mélanger
– 1 cuillère à soupe de vinaigre blanc
– 2 cuillères à café de jus de citron
– 1 cuillère à soupe de savon noir
Bien secouer avant chaque utilisation !

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Lien vers le guide l’ADEME : un air sain chez soi.

Lien vers le guide du CPIE