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REPAS DE PÂQUES & ANNIVERSAIRE D'AVRIL @ Restaurant  | Venelles | Provence-Alpes-Côte d'Azur | France
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19:30 REPORTEE – Conférence – Les conduites à risques chez les jeunes @ Salle des mariages
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Attention – Reportée Conférence sur les conduites à risques chez les jeunes Initialement prévue Mercredi 23 avril cette conférence est reportée en juin ! A [...]

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Félix Chabaud

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Né à Venelles le 14 mars1824, Félix Chabaud étudie les Beaux-Arts à Aix, sous Ramus, puis à Paris avant d’obtenir le Grand Prix de Rome en 1848. Après les années italiennes, le sculpteur se consacre à la création.
Issu d’un milieu assez aisé, Félix Chabaud, seul fils de la famille, perdit son père très jeune et fit l’objet de toutes les attentions de la part de sa mère. Il fréquenta l’école communale de Venelles jusqu’à l’âge de 12 ans. Puis, apprenti chez un boulanger de la rue Boulegon, celle-là même où mourut Paul Cézanne en 1906, il aurait découvert sa vocation en modelant la pâte à pain. Mais c’est en fait chez le marbrier aixois Raimond qu’il développa ses talents qui lui ouvrirent les portes de l’École de dessin de la ville. Un certificat d’apprentissage et de bonne conduite du maître marbrier, daté du 12 avril 1844, atteste qu’il menait de front son apprentissage et ses études.

Félix Chabaud fut admis à l’École Royale des Beaux-Arts de Paris, section sculpture, le 2 octobre 1844, sur la recommandation de Joseph Ramus.
Le règlement de l’École Royale des Beaux-Arts, très rigoureux, prévoyait trois cours obligatoires : d’anatomie, de perspective et d’histoire et antiquités. Il convenait aussi de s’inscrire dans un atelier. Chabaud choisit celui de James Pradier, auprès duquel il perfectionna son art. Les connaissances historiques et littéraires étaient primordiales. Le travail d’enrichissement personnel, la lecture classique, la mémoire des textes mythologiques historiques, sacrés et romanesques, faisaient partie intégrante de la vie des artistes.
En 1847, Chabaud reçut le 3ème prix du « Concours de figure ». Fort de ce succès, il décida de présenter le Grand Prix de Rome dans la catégorie « gravure de médailles et pierres fines ». On lui donna à « traiter en creux, sur un cylindre d’acier, et après en avoir réalisé une esquisse, l’histoire de Mercure formant le caducée, suivie d’une empreinte en relief d’une tête antique gravée ».

Le jury lui décerna le Grand Prix le 9 septembre 1848. Il n’avait que 24 ans et partit pour Rome pendant quatre ans, pensionnaire de l’État à la Villa Médicis. C’est là qu’il se lia d’amitié avec Alexandre Cabanel, mais aussi Charles Garnier pour lequel il réalisera plus de 90 œuvres destinées à l’Opéra de Paris.

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Reprenant la tradition du « Grand Tour » d’Italie des aristocrates, érudits et artistes du siècle des Lumières, Chabaud se rendit sur les hauts lieux de créations artistiques et de découvertes archéologiques : Rome et ses environs, la Toscane, Naples, la Sicile et aussi la Grèce. Les pas de l’artiste suivirent, à quelques mois d’intervalle, ceux de Flaubert. Il se rendit dans les ruines de Pompéi, entreprit l’ascension du Vésuve, effectua des relevés de mosaïques dans la cathédrale de Montréale en Sicile.

Son itinéraire, raconté par ses dessins, fut emprunté par nombre d’artistes ou d’écrivains, et se retrouve aisément dans les textes de Stendhal et de Flaubert.
A son retour d’Italie, Chabaud, imprégné de toutes les merveilles de l’art antique qu’il a pu contempler, étudier et reproduire, se lança dans sa brillante création personnelle. Il obtint le 3ème prix au Salon de 1853 avec un bronze « l’Agriculture ». Il fut primé en 1855 avec une série de médailles gravées, de bronze, de cire et de plâtre. En 1857, il fut à nouveau primé pour une sculpture représentant « La Chasse », qui fut acquise par l’État. En 1859, « 12 camées » lui valurent le prix de gravure et il reçut une troisième médaille de sculpture en 1863. Après les lampadaires en bronze, intitulés « La Nuit et l’Étoile du Soir » qui rejoindront l’Opéra Garnier, Chabaud ne présenta plus d’œuvres au Salon.

Il exécuta des bas-reliefs pour le tribunal de Marseille, et collabora à la « Fontaine Monumentale » d’Aix.

Félix Chabaud

La Fontaine Monumentale de la place de la Rotonde, érigée en 1860 selon les plans de M. Tournadre, ingénieur des Ponts et Chaussées, devait être surmontée de trois statues : celle évoquant les Arts fut confiée à Ferrat, la Justice à Ramus et l’Agriculture à Chabaud, et devaient évoquer le passé, le présent et l’avenir.